15. jan 2026
Description
Zurich (awp) - L'équipementier de salles d'aisance Geberit se projette prudemment sur l'année en cours, après avoir sensiblement accéléré sa cadence de croissance organique en 2025.
Constatant une amorce de stabilisation encore disparate l'an dernier dans un secteur du bâtiment en repli depuis 2022, la multinationale doute à ce stade d'un véritable rétablissement sur le Vieux continent, son premier débouché, dès l'exercice en cours.
Le segment de la rénovation, qui représente quelque 60% des revenus du groupe doit connaître une modeste croissance. La demande risque en revanche de continuer à s'étioler sur le marché chinois, prévient l'industriel zurichois à l'occasion d'un point de situation préliminaire sur l'exercice écoulé.
Pas de rémission en Chine
Le chiffre d'affaires s'est enrobé de 2,5% - voire de 4,8% hors effets de change - à 3,16 milliards de francs. La direction devise la marge brute opérationnelle (Ebitda) à près de 29,5%, après 29,6% en 2024. La performance commerciale correspond pile à la moyenne des projections formulées par les analystes du consensus AWP.
La croissance a été contrariée en zone Extrême-Orient/Pacifique par un marché chinois de la construction durablement sinistré. Nonobstant une progression marquée en Inde, les recettes s'y sont tassées de 0,6% en comparaison annuelle.
Les autres principaux débouchés du groupe ont connu une évolution plus réjouissante en 2025. Les revenus en Europe ont ainsi progressé de 4,1%, portés notamment par l'Allemagne. La croissance en Amérique a atteint 3,9% et la zone Moyen-Orient/Afrique a même livré une contribution étoffée de près d'un quart.
Rentabilité écornée
La rentabilité en 2025 aura souffert des coûts uniques consentis pour la fermeture annoncée il y a pile un an de l'usine de céramique de Wesel, en Allemagne, ainsi que d'effets de change défavorables. Des phénomènes que n'auront pas suffi à compenser la croissance des volumes ou le léger allègement des coûts matériels directs.
La marge brute opérationnelle (Ebitda) doit ainsi s'inscrire quelque peu en-deçà des 29,5%, après les 29,6% affichés à l'issue de 2024.
Le maître de l'eau dans le bâti avait annoncé mi-janvier 2025, dans le cadre d'"initiatives stratégiques" adoptées dans un environnement difficile, la fermeture de son usine de céramique à Wesel, en Allemagne, laquelle employait alors quelque 300 salariés. La fermeture devrait entraîner une charge de 40 millions d'euros, pour une réduction de la base de coût chiffrée, elle, à 10 millions d'euros par an.
Moins pire
La perspective brossée pour la rentabilité soulage des analystes qui dans l'ensemble redoutaient pire, dans l'attente de la publication des résultats définitifs agendée pour le 12 mars
"La croissance organique au quatrième trimestre a accéléré par rapport aux neuf premiers mois de l'année à 6,4% (...) soit au-delà des 4,1% du consensus AWP ou des 4,8% du consensus VARA," observent de leur côté les analystes d'UBS.
A la Bourse, l'action Geberit a fini en recul de 4,1% à 611 francs, dans un SMI en hausse de 0,09%.
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jh/ib