Fusions et acquisitions en hausse en Suisse en 2025

29. jan 2026

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Zurich (awp) - Les mariages entre entreprises ont été plus nombreux l'an passé. L'activité de fusions et acquisitions a même atteint son plus haut niveau en quatre ans et devrait encore progresser cette année.

Au total, 502 transactions de ce type ont été enregistrées en 2025, contre 464 l'année précédente, selon un recensement du cabinet d'audit et de conseil KPMG publié jeudi.

Les montants engagés dans le cadre de ces opérations ont aussi augmenté, totalisant 168,8 milliards de dollars (129,5 milliards de francs), après 115,1 milliards, s'établissant à leur plus haut niveau depuis 2021, lorsqu'ils avaient atteint 169,9 milliards.

Un peu moins que prévu

Ce volume ressort toutefois inférieur aux attentes des observateurs du marché, note KPMG, la confiance mettant du temps à se restaurer.

En dépit des incertitudes mondiales dues à la politique, notamment douanière, de Donald Trump, les entreprises passent à l'action, sans attendre que la situation s'éclaircisse.

Les entreprises helvétiques sont majoritairement les acquéreuses, dans les cas d'opérations transfrontalières.

La plus importante transaction de l'année, à 33,7 milliards de dollars, a été la scission des activités nord-américaines du géant zougois des matériaux de construction Holcim en une entité distincte cotée sous le nom d'Amrize à la Bourse suisse et à New York.

Vient ensuite le rachat de la société américaine Avidity Biosciences par le béhémoth pharmaceutique Novartis pour douze milliards de dollars.

La fusion des assureurs Baloise et Helvetia occupe la troisième marche du podium, à 10,8 milliards de dollars.

Pour cette année, KPMG escompte une hausse modérée des transactions, menées notamment par des fonds de capital-investissement.

Dans une étude parue le même jour, Bain & Company table également sur une hausse des fusions et acquisitions, en particulier auprès des groupes industriels qui cherchent ainsi à renforcer leur coeur de métier. Les entreprises doivent se réinventer pour anticiper les bouleversements technologiques, une économie post-mondialisée et la délocalisation des sources de profits, note le cabinet de conseil.

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