Il y a 7 heures
Description
Paris (awp/afp) - Les Bourses mondiales évoluent sans élan lundi, sur fond de doutes quant à la santé de l'économie américaine et de flambée des taux d'intérêt sur le marché des obligations des Etats.
En Europe, vers 13H00, Paris était stable (-0,06%), tout comme Francfort (+0,09%). Londres prenait 0,18% et Milan 0,42%. Vers 13h10, Zurich se délestait de 0,42%.
Les contrats à terme portant sur les principaux indices à Wall Street permettaient d'anticiper une ouverture en légère hausse.
Les doutes sur la dynamique de l'économie américaine sont revenus sur le devant de la scène la semaine dernière, après un recul surprise (-0,6%) des ventes au détail aux Etats-Unis au mois de juillet.
A ce mauvais indicateur s'est ajouté une confiance des consommateurs américains en nette baisse, selon une enquête préliminaire de l'université du Michigan également publiée vendredi.
Ces données provoquent la "crainte qu'un ralentissement trop marqué de l'économie américaine finisse par peser sur les bénéfices", après une saison des résultats particulièrement positive, relève John Plassard, de Cité Gestion Private Bank.
Dans le même temps, elles ont quelque peu soulagé les investisseurs, dans la mesure où elles permettent d'éloigner la perspective d'une hausse des taux imminente de la Réserve fédérale américaine (Fed), qui aurait un impact négatif sur les marchés d'actions.
"Il devient de plus en plus probable que la Fed ne procédera plus à aucune hausse de taux avant les importantes élections de mi-mandat de novembre", observe Jochen Stanzl, analyste pour Consorsbank.
Les taux perchés à des sommets
Cela n'a toutefois pas provoqué de baisse des rendements des obligations des Etats, qui ont à nouveau grimpé la semaine dernière.
Ils restaient perchés à des sommets lundi: en Europe, le taux d'intérêt allemand à échéance dix ans, référence en Europe, atteignait 3,20%, au même niveau que vendredi, au plus haut depuis 2011. Son équivalent français était à 4,03%, contre 4,04% vendredi soir, des niveaux comparables à 2009.
Le rendement américain à échéance dix ans était lui à 4,69%, au plus haut depuis 2023.
Les investisseurs s'inquiètent de l'inflation provoquée par la hausse des prix du pétrole depuis le début de la guerre en Iran, en mars, et alors que les perspectives d'une paix durable semblent toujours plus incertaines entre Washington et Téhéran.
Des frappes israéliennes ont fait samedi onze morts, dont des femmes et des enfants, dans le sud du Liban, le bilan le plus meurtrier depuis des accords conclus en juin, qui avaient permis une baisse des hostilités entre Israël et le mouvement pro-iranien Hezbollah.
Malgré ces tensions, le pétrole évoluait peu lundi. Le baril de Brent de la mer du Nord, référence mondiale, gagnait 0,88% à 89,30 dollars. Son équivalent nord-américain, le WTI, prenait 0,51%, à 82,82 dollars.
Côté changes, le dollar cédait 0,20%, à 1,1593 dollar pour un euro.
L'Asie profite de la tech
Les investisseurs continuent de faire confiance aux entreprises du secteur de la tech et des semi-conducteurs, principaux bénéficiaires des investissements massifs dans l'intelligence artificielle (IA).
Cela a profité aux Bourses asiatiques, où ces valeurs pèsent particulièrement lourd. Hong Kong a pris 1,34%, soutenue par Alibaba (+1,92%), Tencent (+1,45%) et JD.com (+2,54%). Tokyo a pris 0,74%, portée notamment par Advantest (+2,47%).
Séoul était fermée en raison d'un jour férié.
En Europe, le spécialiste des semi-conducteurs Infineon a grimpé de 1,20% à Francfort et STMicroelectronics 4,25% à Paris. Le fabricant de machines de photolithographie ASML gagnait 2,94% à Amsterdam.
afp/ck