Bourses mondiales : SK hynix salué à New York, la géopolitique au second plan

10. Jul 2026

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Washington (awp/afp) - Les Bourses mondiales ont surveillé vendredi les premiers pas réussis du fabricant de puces mémoire sud-coréen SK hynix à la Bourse de New York, sur fond d'espoir d'apaisement au Moyen-Orient.

L'indice Nasdaq - qui regroupe les grands noms technologiques - a avancé de 0,29%, l'indice élargi S&P 500 a gagné 0,42% et le Dow Jones a progressé de 0,29%.

"Cette semaine nous a une nouvelle fois rappelé que, même si la géopolitique retient l'attention, c'est l'intelligence artificielle qui donne le cap" sur les marchés, a commenté auprès de l'AFP Angelo Kourkafas, analyste d'Edward Jones.

A New York, les investisseurs ont réservé vendredi un accueil enthousiaste à SK hynix pour son premier jour de cotation. Son titre a été propulsé de 12,76% à 168,01 dollars, après avoir affiché jusqu'à 18,8% de progression.

L'entreprise d'Icheon (sud-est de Séoul), qui est déjà cotée à la Bourse de Séoul, a levé 26,5 milliards de dollars à l'occasion de cette opération, la deuxième plus importante de l'histoire après celle du géant américain de l'aérospatiale SpaceX, en juin.

"Cela atténue certaines des inquiétudes liées au secteur de l'intelligence artificielle" (IA), dont "les interrogations des investisseurs concernant le caractère cyclique du secteur des semi-conducteurs et les retours sur investissements", a remarqué M. Kourkafas.

Les autres grands noms américains des puces ont terminé en ordre dispersé. Le mastodonte Nvidia a progressé (+4,03%), de même qu'AMD (+2,04%) et Texas Instruments (+0,95%), tandis qu'Intel a perdu 2,40% et Broadcom, 0,28%.

En Europe, le secteur reculait après avoir connu un bond généralisé la veille. Infineon a terminé en baisse de 1,19% à Francfort, ASML a cédé 2,11% à Amsterdam et STMicroelectronics 1,08% à Paris.

La Bourse de Londres a terminé en hausse (+0,24%), portée par la ruée des investisseurs vers le titre du groupe de télécommunications britannique Vodafone (+12,62%).

Les investisseurs ont salué une annonce qui a précédé la séance: le milliardaire français Xavier Niel, propriétaire du groupe télécoms Iliad (Free), va débourser 5,1 milliards d'euros pour devenir le premier actionnaire de Vodafone.

Le cours d'EasyJet - aussi coté à Londres - a également fortement progressé (+14,42%).

La compagnie aérienne britannique a annoncé vendredi un "accord de principe" pour une potentielle acquisition par le fonds américain Apollo, valorisant l'entreprise 5,7 milliards de livres (6,7 milliards d'euros).

Dans la zone euro, les Bourses de Milan (+0,44%) et Paris (+0,15%) ont clôturé sur une note d'optimisme contrairement à Francfort (-0,20%), où Volkswagen a cédé 0,76%. A Zurich, le SMI a fini en hausse de 0,14%.

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- Le pétrole recule -

Les cours du pétrole ont terminé en baisse, le marché espérant que le récent regain de tensions au Moyen-Orient ne vienne pas contrecarrer les négociations entre les Etats-Unis et l'Iran.

Le prix du baril de Brent de la mer du Nord a lâché 0,38% à 76,01 dollars. Celui de son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTI), a cédé 0,93% à 71,41 dollars.

C'est quelques dollars plus cher qu'il y a une semaine, mais bien loin des pics observés plus tôt dans la guerre.

La prime de risque qui s'applique aux cours "reste faible par rapport à la période de mars à mai", ce qui "indique que la plupart des acteurs du marché considèrent les événements récents comme une perturbation temporaire et s'attendent généralement à une reprise des négociations", a souligné Barbara Lambrecht, analyste de Commerzbank.

Donald Trump a déclaré vendredi qu'il avait accepté de continuer les discussions avec l'Iran, mais a réaffirmé que le cessez-le-feu en vigueur depuis avril était bel et bien "terminé" après la reprise des hostilités cette semaine.

- Calme sur les marchés obligataires -

Dans ce contexte, le calme est revenu sur les taux d'emprunt des dettes d'Etat, qui avaient bondi en milieu de semaine en raison de la remontée des tensions au Moyen-Orient et du retour des craintes inflationnistes.

Le rendement à échéance dix ans de l'Allemagne atteignait ainsi 3,06%, contre 3,08% la veille en clôture. Son équivalent français revenait à moins de 3,83%, contre 3,85% la veille.

Aux Etats-Unis, l'échéance à dix ans s'établissait à 4,56% vers 20H40 GMT, contre 4,55% la veille en clôture.

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afp/rp