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Zurich (awp) - La Bourse suisse, mesurée à l'aune de son indice principal, pointait timidement dans le vert mardi à la mi-séance, après des débuts difficiles. Les investisseurs scrutent déjà du côté des élections de mi-mandat qui se tiennent ce jour de l'autre côté de l'Atlantique, dans un feu d'artifice de résultats d'entreprises sous nos latitudes.
"Si d'aventure les démocrates gagnent une, voire les deux chambres, ils pourraient approfondir l'inspection de la gestion de la guerre (...) et accentuer la pression en faveur d'une solution diplomatique dès l'entrée en fonction du nouveau congrès en janvier. Les marchés de leur côté pourrait anticiper cette pression immédiatement," imagine Ipek Ozkardeskaya. L'analyste vedette de Swissquote n'exclut pas pour autant un scénario inverse.
Dans un cas comme dans l'autre, la colossale dette du pays de l'oncle Sam continuera de peser sur les perspectives de la première puissance économique de la planète.
"Le véritable prochain rendez-vous politique de la nation pourrait donc bien ne pas se situer le soir du 3 novembre 2026, mais plutôt au cours de l'année 2027, lorsque les nouveaux élus devront convaincre les investisseurs américains et internationaux de continuer à financer le pays à un coût supportable dans un monde où la concurrence pour les capitaux, et pas seulement pour les électeurs, fait rage," anticipe d'ores et déjà Alexis Bienvenu, gérant à La Financière de l'Échiquier.
Rebond du pétrole
L'accalmie de lundi sur les prix du pétrole suite à des espoirs de reprise des discussions entre Washington et Téhéran avait fait long feu. Le prix du baril de Brent rebondissait de 1,8% à 106,65 dollars et celui du tonneau de West Texas Intermediate de 1,8% à 98,15 dollars.
En Suisse l'inflation a bondi à 1,5% sur un an en octobre, largement alimentée par la flambée des carburants. Les analystes consultés par AWP plafonnaient le renchérissement à 1,4%.
A 10h45, le Swiss Market Index (SMI) grappillait 0,04% à 14'808,42 points. Le Swiss Leader Index (SLI) amenuisait ses pertes à 0,18%, à 2376,35 points. Le Swiss Performance Index (SPI) égarait 0,03% à 20'860,97 points. Sur les trente principales valorisations, neuf progressaient désormais, parmi lesquelles figuraient les deux poids lourds pharmaceutiques, quand 17 reculaient et quatre hésitaient.
La défensive Swisscom (+1,3%) avait pris les commandes de la course, devant le laboratoire Novartis (+1,2%) et le bon Lindt (+0,9%). A quelque distance, l'autre géant pharmaceutique Roche s'enrobait de 0,3%.
Le paquebot alimentaire Nestlé voguait toujours entre deux eaux.
Lanterne rouge, l'équipementier de salles d'aisance Geberit plongeait de 3,3%, après avoir pourtant livré une performance sur neuf mois largement convenue. Le spécialiste de l'audition Sonova (-3,2%) aussi était à la peine, auquel UBS a retiré sa recommandation à l'achat.
Le laboratoire cosmétique Galderma (-1,4%) a annoncé le retrait prochain de son directeur financier.
Sur le marché élargi, le constructeur de compresseurs à pistons Burkhardt Compression s'envolait de 12%, qui a fait état d'un regain de demande au premier semestre de son exercice décalé 2026/27.
Le laboratoire Basilea (+3,7%) a perçu un versement d'étape de près de 40 millions de la part du géant américain Pfizer.
Le chimiste de spécialités Clariant cédait 0,5%, pénalisé par des résultats trimestriels mitigés.
jh/vj