Il y a 7 heures
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Zurich (awp) - La Bourse suisse élargissait ses pertes dans la matinée de jeudi, après avoir débuté la journée dans le rouge. Tandis qu'ils ont été mis au fait d'une inflation poursuivant sa hausse en septembre et d'un indice des directeurs d'achat (PMI) demeurant vigoureux en Suisse, les investisseurs lorgnent désormais les demandes initiales d'allocations chômage et l'indice ISM pour le secteur manufacturier aux Etats-Unis.
"Les investisseurs restant prudents après un trimestre particulièrement difficile pour les obligations souveraines", déclare John Plassard à propos des marchés européens, se trouvant tous en zone négative.
Le pétrole était lui à nouveau en hausse, après une période de baisse. Vers 10h50, le baril de Brent accélérait de 2,58% à 100,56 dollars et celui de WTI prenait 2,5% à 92,68 dollars en matinée.
Selon l'associé de Cité Gestion, le repli du pétrole a apporté un peu de répit au marché obligataire, mais les rendements américains restent proches de leurs plus hauts niveaux depuis plus de vingt ans. "Les prévisions solides de Micron soutiennent néanmoins les valeurs technologiques et le thème de l'intelligence artificielle, tandis que le rapport sur l'emploi américain de demain constituera le véritable test de la détente récente sur l'inflation", ajoute-t-il.
Vendredi, le rapport mensuel sur l'emploi publié par le Département du Travail étasunien sera au coeur de l'attention à Wall Street. L'analyste de Swissquote Ipek Ozkardeskaya estime qu'il pourrait confirmer la bonne santé du marché du travail, incitant la Fed à maintenir sa priorité sur la lutte contre l'inflation.
"Le risque lié à des données solides est que, si les prochains indicateurs d'inflation continuent d'inquiéter les investisseurs, les partisans d'une politique monétaire restrictive ( "faucons") pourraient rapidement reprendre la main sur un marché devenu difficile à galvaniser", dit-elle.
Sur le terrain macroéconomique, l'inflation en Suisse a accéléré en septembre de 1,0% sur un an, a indiqué jeudi l'Office fédéral de la statistique (OFS). Les prix avaient déjà crû de 0,8% en août. L'indice des directeurs d'achat (PMI) a lui reculé le même mois de 1,8 point à 55,3 points, se maintenant toutefois nettement au-dessus du seuil de croissance fixé à 50 points.
Infomaniak, un débutant qui s'envole
Vers 10h50 à la Bourse suisse, l'indice vedette SMI perdait 1,30% à 13'650,59 points, après avoir démarré en recul de 0,92%. Le SLI fléchissait de 1,18% à 2204,5 points et le SPI de 1,28% à 19'387,74 points.
La vaste majorité des valeurs vedettes se trouvaient en territoire négatif, seules deux se déployant dans le vert.
Parmi elles, le fabricant de soupapes à vide VAT Group affichait les gains les plus importants (+0,24%), suivi du groupe des technologies de l'énergie et de l'automation ABB (+0,1%).
Les valeurs bancaires étaient à la peine, Julius Bär faisait figure de lanterne rouge (-3,2%), suivie de la grande banque UBS (-3,0%). Le groupe de luxe Richemont cédait lui 2,7%.
Parmi les autres poids lourds de la cote, le groupe pharmaceutique Novartis et le paquebot alimentaire Nestlé lâchaient également 1,5%, tandis que l'autre géant de la pharma Roche se repliait de 0,4%.
Sur le marché élargi, l'industriel zurichois Schlatter, qui voit son actionnariat changer, était désormais à l'équilibre. Son principal actionnaire jusqu'ici Huwa Finanz- und Beteiligungs a cédé sa part de 19,9%, selon une information publiée jeudi par SIX Exchange Regulation (SER).
Autre industriel, mais schaffhousois, Georg Fischer (-0,3%) a finalisé la vente du groupe Precicast à l'américain Consolidated Precision Products. La transaction a généré un produit de 215 millions de francs qui sera utilisé pour réduire l'endettement net du groupe.
Quant au Romand qui faisait jeudi ses premiers pas à la Bourse suisse, le pionnier genevois des infrastructures informatiques Infomaniak, son cours s'était envolé à 90 francs après un plus haut à 140 francs et après avoir affiché un cours d'ouverture de 56 francs.
lf/jh/fr