12. déc 2025
Description
Zurich (awp) - La Bourse suisse évoluait en terrain positif vendredi à l'approche de la mi-journée, revigorée par l'appétit retrouvé des investisseurs. Celui-ci a été alimenté par l'assouplissement, tant attendu, de la politique monétaire de la Fed.
La baisse des taux de la Réserve fédérale américaine "a finalement été perçue comme moins 'hawkish' (restrictive) que prévu", a souligné Ipek Ozkardeskaya de Swissquote, dans un commentaire. L'experte se projette déjà vers la semaine prochaine et la publication de l'indice des prix à la consommation américain jeudi - la première depuis le shutdown - qui "confirmera ou questionnera la tendance post-Fed". Le dernier indicateur était à 3%, au-dessus des 2% visés par la Réserve fédérale.
"De l'argent moins cher d'un côté, la peur d'investissements trop coûteux de l'autre", a ajouté Christine Romar, en charge de l'Europe chez CMC Markets, évoquant ainsi le coup de rabot de la Fed et la sanction envers le géant Oracle à Wall Street. Alors que les groupes technologiques misant sur l'IA s'endettent à tour de bras, les investisseurs ne sont plus prêts à les soutenir à tout prix.
Au chapitre macroéconomique, le produit intérieur brut (PIB) du Royaume-Uni a reculé de 0,1% en octobre, quand une légère progression était escomptée. En Allemagne, l'inflation s'est stabilisée à 2,3% en novembre sur un an. En France, elle a atteint 0,9%.
UBS grimpe
Vers 11h, le SMI s'enrobait de 0,52% à 12'971,55 points. Le SLI accélérait de 0,73% à 2103,91 points et le SPI de 0,56% à 17'837,35 points. Sur les trente valeurs vedettes, 23 s'affichaient en vert et plus que sept en rouge.
UBS conservait une nette longueur d'avance (+4,3%), à 34,94 francs après avoir dépassé la barre des 35 francs. Dans le cadre des discussions autour des futures exigences de capitalisation de la grande banque, un groupe de parlementaires bourgeois a fait une proposition de compromis, a rapporté la NZZ jeudi soir. UBS a salué la nouvelle vendredi.
Le poids lourd bancaire était suivi par VAT Group (+2,9%) et l'horloger biennois Swatch Group (+2,1%), qui distançait son concurrent Richemont (-0,1%).
Les autres poids lourds prenaient des directions opposées. Nestlé grappillait 0,4%. Le géant alimentaire romand a lancé en France une campagne de rappel pour son lait Optipro Relais, destiné aux bébés de la naissance à l'âge de six mois et sorti des laboratoires Guigoz.
Ses homologues Novartis et Roche perdaient respectivement 0,2% et 1%, le bon du géant bâlois écopant de la lanterne rouge.
Julius Bär gagnait 1,9%. Oddo BHF SCA a repris la couverture du groupe à "outperform" et avec un objectif de cours à 68 francs, saluant le renouvellement de la direction et la réduction du risque de crédit. L'analyste table sur une croissance du bénéfice par action de 8,2% jusqu'en 2028 et sur une politique de distribution active.
Givaudan engrangeait 1,2%, malgré des coups de rabot sur l'objectif de cours de la part de Citigroup, Kepler Cheuvreux et UBS.
Polypeptide assure ses arrières
Sur le marché élargi, le zougois Polypeptide (+3,9%) a conclu un accord, non chiffré, avec l'indien Lupin Manufacturing pour l'approvisionnement en peptides, afin de répondre à la demande croissante.
Helvetia Baloise (+3,4%) était l'objet de toutes les attentions par les analystes. UBS a entamé la couverture à "buy" du nouveau groupe fusionné avec un objectif de cours à 225 francs, tandis que Julius Bär a entamé la couverture à "hold" avec un objectif de cours à 170 francs.
EFG International (+1,6%) a vu Oddo BHF SCA entamer la couverture à "neutral" avec un objectif de cours à 19,30 francs. Le même institut a relevé l'objectif de cours de Vontobel à 66 francs, contre 62 francs et maintenu la recommandation à "neutral" (+3,1%).
Galderma (+0,6%) tirait visiblement profit d'un relèvement d'objectif de cours par Jefferies de trente francs, à 190 francs. L'analyste en charge du titre se montre particulièrement optimiste quant à la performance du spécialiste des soins de la peau.
APG SGA (+0,5%) voit son actionnariat évoluer. Le groupe de médias NZZ a l'intention de renforcer sa participation à 45% de 25% actuellement en rachetant des titres aux investisseurs historiques du groupe genevois, le français JCDecaux et la société de participation Pargesa.
Leclanché (-0,3%) a annoncé renforcer sa structure de capital en procédant à une nouvelle conversion de dettes en fonds propres. L'entreprise d'Yverdon-les-Bains convertit ainsi 40,06 millions de francs de dettes en actions, y compris les intérêts accumulés.
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