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Zurich (awp) - La Bourse suisse demeurait toujours en zone négative mercredi matin, après de premiers échanges en retrait. Un contexte géopolitique international toujours agité, Téhéran ayant lancé des missiles sur une base militaire américaine en Jordanie après des attaques de pétroliers iraniens par Washington, n'incitait pas les investisseurs à la confiance. En Suisse, les entreprises étaient encore quelques-unes à lever le voile sur leurs résultats.
Selon John Plassard, associé de la banque Cité Gestion, le contexte international "est toujours dominé par la remontée des prix de l'énergie et les tensions au Moyen-Orient".
Vers 10n30, le Brent prenait 1,78% à 99,66 dollars le baril, et le WTI s'enrobait de 1,28% à 94,22 dollars le baril. Le Brent s'est rapproché du seuil symbolique des 100 dollars après les nouvelles frappes américaines contre des pétroliers iraniens à proximité de l'île stratégique de Kharg.
"Cette nouvelle poussée du pétrole ravive les inquiétudes inflationnistes à deux jours de la publication des prix à la consommation américains, alors que les marchés évaluent désormais sérieusement la possibilité d'une nouvelle hausse des taux de la Fed", commente l'associé de Cité Gestion.
"Nous continuons d'évoluer dans un contexte classique de prix dictés par une pénurie d'offre. Les risques à court terme restent orientés à la hausse sur l'ensemble des marchés de l'énergie", note pour sa part l'experte de Swissquote, Ipek Ozkardeskaya.
Sur le front macroéconomique, l'inflation en Chine a progressé en août, à 0,8% sur un an, mais reste éloignée de l'objectif gouvernemental de 2% en 2026, indiquent des données officielles publiées mercredi.
En France, la production manufacturière a baissé de 0,8%, après -1,0% en juin, selon l'Insee.
L'annonce de Richemont ne plaît pas
Vers 10h30 à la Bourse suisse, le Swiss Market Index (SMI) reculait de 0,67% à 13'935,05 points. Le Swiss Leader Index (SLI) cédait 0,83% à 2246,9 points et le Swiss Performance Index (SPI) élargi abandonnait 0,82% à 19'605,74 points.
Sur les trente valeurs vedettes de la cote, seules six se trouvaient dans le vert et une à l'équilibre (Kuehne+Nagel).
Le fabricant de vannes à vide VAT Group affichait les plus lourdes pertes (-2,2%), suivi de Richemont (-2,1%). Le groupe de luxe a annoncé la nomination d'Anton Rupert au poste de co-vice-président non exécutif du conseil d'administration, avec effet immédiat. Il est le fils du fondateur et actuel président du groupe, Johann Rupert.
Venait ensuite Sandoz (-1,9%). Le géant des médicaments de substitution a confirmé mardi ses objectifs d'amélioration de la rentabilité à horizon 2028 et a formulé de nouvelles perspectives à moyen terme, ambitionnant de poursuivre sa croissance.
Parmi les autres poids lourds, le groupe pharmaceutique Novartis lâchait 1,1%, le paquebot alimentaire Nestlé 0,9%, et l'autre mastodonte pharmaceutique Roche 0,5%.
Le spécialiste des périphériques informatiques Logitech continuait d'enregistrer les gains les plus conséquents (+1,4%), suivi de la société de capital-investissement Partners Group (+0,4%) ainsi que de l'entreprise industrielle Schindler, du chocolatier Lindt & Sprüngli, du fournisseur des services d'inspection SGS et du géant des dispositifs et consommables ophtalmiques Alcon (+0,2% chacun).
DocMorris en tête
Sur le marché élargi, Medacta reculait de 2,3%. Le fabricant tessinois de dispositifs de chirurgie orthopédique a vu ses revenus semestriels atteindre 368 millions d'euros, en hausse de 9,7% en monnaies locales, ou de 7,0% en euros. L'excédent brut d'exploitation (Ebitda) ajusté s'est établi à 97,4 millions, soit 1,4% de moins, avec une marge ajustée de 27,8% en monnaies locales.
Bioversys (-3,9%) s'est enfoncé dans le rouge au premier semestre, malgré des revenus en hausse. Le laboratoire expérimental bâlois, dont les dépenses en recherche et développement ont fortement augmenté, a essuyé une perte nette de 15,6 millions de francs, 4,6 millions de plus qu'un an auparavant.
SHL Telemedicine (-4,2%) a réduit ses pertes au premier semestre 2026, passées en un an de 4,3 millions à 3,9 millions de dollars, grâce à des mesures d'efficacité des coûts. Le spécialiste du suivi médical à distance israélien coté à la Bourse suisse demeure toutefois dans les chiffres rouges.
DocMorris, en tête de peloton, gagnait 9,6%. Le pharmacien en ligne a annoncé lancer un placement privé d'obligations convertibles d'environ 100 millions de francs, arrivant à échéance en 2031, afin de financer le rachat anticipé de ses obligations convertibles émises en 2028 et dont l'encours s'élève à 49,6 millions.
lf/cw