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Zurich (awp) - La Bourse suisse a clôturé la séance de jeudi en territoire défavorable, dans un contexte mondial où les investisseurs étatsuniens craignent que les mesures prises par le Trésor américain pour soutenir les obligations n'aggravent une conjoncture inflationniste déjà tendue. Sur le plan géopolitique, les tensions sont reparties de plus belle entre Washington et Téhéran.
L'annonce à l'improviste du Trésor mercredi, déterminé à au moins doubler le volume maximal de ses opérations de rachat de dette à long terme, a pris les investisseurs par surprise et ravive désormais leurs craintes au sujet de l'inflation, constatent les analystes de Trading Economics.
"Par ailleurs, les géants de l'IA ont majoritairement reculé après les résultats financiers décevants d'OpenAI, dont la croissance n'a pas égalé celle de son concurrent Anthropic. Walmart a plongé de 8%, sa plus forte baisse en une seule séance depuis quatre ans, après que ses ventes du deuxième trimestre ont été inférieures aux prévisions", soulignent-ils.
A Wall Street vers 11h30 GMT (17h30 à Paris), le Dow Jones perdait 0,62%, l'indice Nasdaq reculait de 0,80% et l'indice élargi S&P 500 de 0,27%.
Le président américain Donald Trump a menacé mercredi de "terribles" mesures économiques "tout pays" qui aiderait l'Iran dans son effort de guerre, une intensification de la pression exercée par Washington sur son adversaire après des mois de conflit. En réponse, les responsables iraniens évoquent ouvertement la possibilité de mener des offensives, tout en conservant le contrôle du détroit d'Ormuz.
Dans ce contexte, le baril de Brent s'échangeait vers 17h30 à 93,45 dollars, en progression de 2,0%. Le WTI gonflait de 2,38% à 86,40 dollars.
Sur le terrain macroéconomique, les exportations suisses ont retrouvé de l'allant en juillet, après un recul le mois précédent. La chimie et la pharma ont une nouvelle fois porté les statistiques, tout comme la reprise des livraisons vers l'Union européenne. Les exportations horlogères ont elles bondi de près de 10%, selon les chiffres de la Fédération de l'industrie horlogère (FH).
Logitech grand perdant du jour
A la clôture de la Bourse suisse, le Swiss Market Index (SMI) s'était délesté de 0,13% à 14'368,16 points, le Swiss Leader Index (SLI) avait lâché 0,2% à 2299,21 points et le Swiss Performance Index (SPI) du marché élargi 0,12% à 20'199,27 points. Parmi les 30 valeurs vedettes, seules six étaient passées en territoire ami, une avait fini à l'équilibre (Swisscom) et le reste en zone rouge.
Logitech faisait office de lanterne rouge (-4,8%). Le fabricant de périphériques informatiques a vu son objectif de cours raboté par JPMorgan, qui table sur une progression modérée des ventes en raison de problèmes d'approvisionnement. Il était suivi de l'assureur Helvetia Baloise (-1,5%) et du groupe de luxe Richemont (-1,4%).
Parmi les poids lourds de la cote, le géant pharmaceutique Novartis avait reculé de 0,6% et la grande banque UBS de 0,4%. Le paquebot alimentaire Nestlé avait suivi une voie plus favorable, grapillant 0,08%, alors que l'autre groupe pharmaceutique Roche avait pris 1,2%, prenant la troisième place du podium chez les grands vainqueurs.
Le spécialiste des arômes et des parfums Givaudan figurait lui sur la première marche (+2,1%), sans indication particulière. Et sur la deuxième on retrouvait le fabricant d'escaliers mécaniques et trottoirs roulants Schindler (+1,3%).
Sur le marché élargi, la société immobilière SPS (+1,8%) a amélioré au premier semestre ses revenus et ses résultats, ne parvenant toutefois qu'à satisfaire partiellement les attentes des analystes.
Sur le même secteur, Zug Estates (stable) a généré des revenus locatifs presque stables sur un an, malgré la répercussion intégrale des deux baisses du taux de référence décidées en 2025 sur les baux à loyers résidentiels. Le bénéfice net hors revalorisation a reculé de près d'un tiers.
Landis+Gyr (+0,5%) a lancé un nouveau programme de rachat d'actions plafonné à 37 millions de dollars.
Huber+Suhner affichait un repli de 4,2% après un commentaire négatif de Berenberg, qui a réduit de 50 francs son objectif de cours à 200 francs.
Asmallworld (-0,9%) a annoncé des mesures d'économie après être parvenu à améliorer sa rentabilité au premier semestre, malgré un recul du chiffre d'affaires.
Centiel avait quelque peu perdu ses gains, terminant néanmoins en hausse de 6,4% après une solide performance semestrielle, marquée par un bénéfice net plus que doublé.
lf/ol