Bourse Zurich: le rouge reste de mise à l'approche de la mi-journée

Il y a 4 heures

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Zurich (awp) - La Bourse suisse ne parvenait pas à s'extraire de la zone rouge lundi à l'approche de la mi-journée. Alors que Wall Street a terminé vendredi en repli, les doutes sur la dynamique de l'économie américaine sont revenus sur le devant de la scène. Les investisseurs demeurent aussi attentifs à la situation au Moyen-Orient, les tensions et incertitudes continuant de peser sur la visibilité.

Après les records récents, les marchés devraient donc avancer avec prudence, entre l'espoir d'une Fed plus patiente et la crainte qu'un ralentissement trop marqué de l'économie américaine finisse par peser sur les bénéfices, note John Plassard, associé de la banque Cité Gestion. La réaction du marché de l'énergie aux informations du week-end est modérée, estime pour sa part Ipek Ozkardeskaya, analyste de Swissquote Bank. Les investisseurs réagissent davantage à l'annonce selon laquelle les pays du Golfe trouvent des moyens de contourner le détroit d'Ormuz, pour transférer leur pétrole vers des cargo dans le golfe d'Oman et l'acheminer vers leurs clients.

Parmi les indicateurs macroéconomiques du jour, le produit intérieur brut (PIB) du Japon a progressé de 0,3% sur la période avril-juin par rapport au trimestre précédent. C'est toutefois un ralentissement par rapport à la croissance de 0,5% enregistrée au premier trimestre, et une performance inférieure aux prévisions des analystes sondés par l'agence Bloomberg, qui tablaient sur une croissance stable à 0,5%.

Les ventes au détail en Chine, principal indicateur de la consommation, ont légèrement augmenté en juillet, se plaçant en dessous des prévisions. Elle ont progressé de 0,6% sur un an, tandis que les analystes sondés par Bloomberg anticipaient une hausse de 1,5%, après une croissance de 1% en juin.

Le Rouge reste de mise

Du côté de la Bourse suisse, le SMI après un démarrage laborieux, a tenté un vain rebond dans les premiers échanges, le rouge restant de mise pour la suite de la matinée. Peu après 10h35, l'indice phare cédait 0,34% à 14'341,46 points. A peine plus solide, le SLI lâchait 0,20% à 2313,66 points, alors que l'indicateur élargi SPI perdait 0,27% à 20'265,86 points.

Parmi les trente valeurs constitutives du Swiss Leader Index, onze gagnaient du terrain et quatorze en perdaient, alors que Swiss Life, Schindler et Swiss Re faisaient du surplace.

En haut de tableau, Sandoz Group (+2,8%) poursuivait son échappée, le géant des génériques et biosimilaires s'étant assuré les droits de distribution - hors de Chine - sur trois biosimilaires développés par Shanghai Henlius Biotech, avec une option pour un quatrième. Le nouvel accord, qui étend une collaboration initiée l'an dernier avec deux produits, pourra porter sur un maximum de 10 biosimilaires, dont la plupart sont encore à un stade précoce de développement.

L'équipementier de soupapes à vide VAT Group (+1,6%) suivait à distance, devant le transporteur et logisticien Kühne + Nagel (+0,9%) et le groupe d'électrotechnique ABB (+0,8%).

Les poids lourds de la cote continuaient d'évoluer en ordre dispersé, le géant pharma Novartis (+0,3%) et le numéro un bancaire helvétique UBS (+0,1%) progressant, alors que l'autre mastodonte pharma Roche lâchait 0,1%, le paquebot alimentaire Nestlé plongeant lui de 1,7%. Selon le journal russe Kommersant la multinationale veveysanne pourrait perdre le contrôle de ses activités dans le pays, la société russe KS Logistika ayant demandé au président Vladimir Poutine de placer cinq filiales russes de Nestlé sous administration provisoire.

Toujours à l'autre extrémité du classement, le spécialiste des soins ophtalmiques Alcon (-1,6%) était aussi à la peine, tout comme le spécialiste des techniques sanitaires Geberit (-1,5%) et le fabricant d'implants dentaires Straumann (-1,2%), tous deux devant présenter leur performance semestrielle mercredi.

Sur le marché élargi, SIG Group dégringolait de 14,6%. Le spécialiste schaffhousois des emballages a nommé en tant que directrice générale (CEO) Ann-Kristin Erkens, qui avait déjà dirigé l'entreprise en tant que patronne par intérim d'août 2025 à fin février 2026. Conservant en parallèle ses attributions des cheffe des finances, elle remplace Mikko Keto, en place depuis mars dernier seulement.

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