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New York (awp/afp) - Kelly Ortberg, patron de Boeing, a anticipé mercredi une certification des très attendus 737 MAX 7 et 737 MAX 10 "en fin d'année" puis de celle du gros bicouloir 777-9, trois modèles dont les livraisons devraient commencer en 2027 avec plusieurs années de retard.
Concernant les 737 MAX - respectivement modèles le plus petit et le plus grand de la famille d'avions commerciaux de Boeing la plus vendue -, le groupe se trouve "dans la phase finale" avec environ 80% du programme de vols d'essais effectués, a affirmé M. Ortberg lors d'une conférence financière.
"On arrivera vers la fin de l'année lorsque nous obtiendrons la certification", a-t-il ajouté, anticipant un feu vert du régulateur FAA pour le MAX 7 puis "très rapidement derrière" pour le MAX 10.
Il s'agit de l'"objectif principal" du groupe, a-t-il relevé, précisant qu'une fois que ce serait accompli, l'avionneur pourrait mobiliser davantage de ressources à la certification du programme 777X, son nouveau gros porteur biréacteur.
Elle est également espérée d'ici la fin de l'année mais le programme devrait continuer à absorber des liquidités en 2026 et en 2027, avant d'être contributeur à partir de 2028, a précisé M. Ortberg.
A l'origine, les livraisons devaient commencer en 2019 pour le 737 MAX 7, en 2023 pour le 737 MAX 10 et en 2020 pour le programme 777X. A fin avril, Boeing avait reçu plus de 2.600 commandes pour ces trois modèles.
Le carnet de commandes de sa branche commerciale atteignait fin avril un niveau record de 6.814 avions. Un nouveau client doit désormais attendre "la prochaine décennie bien sonnée" pour recevoir un avion qui serait commandé aujourd'hui, a souligné M. Ortberg.
Selon lui, les difficultés d'approvisionnement n'affectent pas encore la production des 737 MAX 8 et 9 dont la cadence mensuelle est en train de passer de 42 à 47, après avoir été plafonnée à 38 pendant près de vingt mois à la suite d'un incident en vol en janvier 2024.
Le rythme de 47 mensuel devrait être atteint "dans les deux prochains mois", avec l'intention de grimper ensuite à 52 "dès que possible".
"Nous aimerions aller à 63 un jour", a confié M. Ortberg, expliquant qu'il faudrait néanmoins solutionner avec ses fournisseurs des problèmes d'approvisionnement qui devraient apparaître déjà au niveau de 52 mensuels.
Mais ils affectent déjà la production du 787 Dreamliner, qui ne devrait être portée à dix mensuels que fin 2026 du fait de retards de livraison de moteurs par GE Aerospace en début d'année et du manque de sièges (problème de certification).
Vers 16H00 GMT, l'action Boeing progressait de 1,08% à la Bourse de New York.
afp/al