Au Japon, le chinois BYD s'attaque au marché des mini-voitures "kei"

Il y a 2 heures

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Tokyo (awp/afp) - Le géant chinois de l'automobile BYD a lancé mardi au Japon une voiture électrique de type "kei" au Japon, ces mini-véhicules plébiscités dans l'archipel, devenant le premier étranger à s'attaquer à ce créneau jusqu'alors jalousement contrôlé par les constructeurs nippons.

Idéale pour les routes souvent étroites du pays, la catégorie des voitures ultra-compactes, d'une largeur allant jusqu'à 1,4 mètre et d'une longueur pouvant atteindre 3,4 mètres, représente environ 40% des ventes de véhicules neufs au Japon.

BYD, qui réalise également des percées majeures en Europe et qui en 2025 a dépassé Tesla pour devenir le plus grand vendeur mondial de véhicules électriques, commercialise avec son modèle "Racco" la première voiture "kei" fabriquée par un constructeur étranger.

Pour vanter ce véhicule haut de 180 centimètres et proposé à partir de 2,1 millions de yens (10'480 francs), BYD a recruté pour sa campagne publicitaire la très populaire actrice japonaise Alice Hirose.

"Nous voulons apporter un véhicule pratique et un plaisir sans précédent à toutes les personnes à travers le Japon grâce à notre technologie", a assuré le président de BYD Japan, Liu Xueliang, lors d'une cérémonie de lancement à Tokyo.

Traditionnellement, les constructeurs étrangers peinent à gagner des parts de marché significatives au Japon, y compris BYD qui a pourtant, selon l'agence Bloomberg, déjà ouvert 77 points de vente dans tout le pays.

Les géants Toyota et Honda contrôlent environ 80% du marché japonais des minicars, un segment-clé d'entrée de gamme, selon Bloomberg Intelligence.

Les voitures "kei" -appellation venant de "kei-jidosha" (véhicule léger) en japonais- bénéficient d'un véritable culte au Japon, mais également en dehors: le président américain Donald Trump s'était dit particulièrement séduit et avait en décembre dernier enjoint les entreprises américaines à fabriquer des modèles similaires.

afp/jh