Aryzta: l'Allemagne sur le balan après un semestre en repli

Il y a 3 heures

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Zurich (awp) - Le boulanger industriel Aryzta étudie "toutes les options" pour ses activités allemandes, au sortir d'un premier semestre placé sous le signe de la décroissance tous azimuts. La direction explique vouloir maximiser la création de valeur pour les actionnaires et renouer dès 2027 avec la rémunération de ses actionnaires, après dix années de disette.

"C'est en Allemagne que nous avons rencontré la plus vive concurrence (...), reflétée par une fragile propension à la dépense des clients et des surcapacités de boulangerie," explique le groupe rhénan au détour de son rapport intermédiaire lundi.

La rémunération des actionnaires, elle, pourra prendre la forme d'un dividende, d'un programme de rachat d'actions ou d'un panachage des deux. Le conseil d'administration privilégie dans tous les cas une approche progressive en matière de ratio de reversement, pour amener graduellement celui-ci à un niveau classique pour les petites et moyennes entreprises suisses cotées.

Sur le front opérationnel, le chiffre d'affaires semestriel s'est émietté de 2,1% sur un an à 1,06 milliard d'euros (990 millions de francs). Le groupe affiche ainsi une décroissance organique de 2,7%.

La marge brute opérationnelle (Ebitda) s'est contractée d'une septantaine de points de base à 13,2%, pour un résultat afférent en retrait de 7,0% à 139,9 millions. Le bénéfice net accuse un recul de 3,9% à 47,2 millions.

L'évolution organique déçoit la projection la plus pessimiste des analystes consultés par AWP d'une huitantaine de points de base. Le bénéfice net en revanche s'inscrit dans le haut de la fourchette des prévisions.

La direction modère conséquemment son ambition de croissance vers le seuil du couloir de 1% à 5% déjà brossé pour l'ensemble de l'exercice, tout en maintenant inchangée son aspiration non quantifiée à améliorer les excédents avant charges d'intérêts et impôts brut et net. Les coûts de financement aussi doivent s'inscrire dans le bas d'une fourchette de 37 à 40 millions.

La feuille de route ne fait plus mention d'une réduction de l'endettement. La dette nette atteignait fin juin 789,4 millions, contre 649,5 millions six mois plus tôt.

jh/al