10. Aoû 2026
Description
Paris (awp/afp) - Les marchés mondiaux observent une pause lundi après les records de la semaine dernière et dans l'attente des chiffres de l'inflation aux États-Unis comme d'un accord sur le détroit d'Ormuz.
New York devrait ouvrir à 13H30 GMT sans rebond ni baisse notoire, d'après les contrats à terme d'avant-séance.
Le Dow Jones devrait reculer légèrement (-0,14%), le S&P 500 commencer à l'équilibre (+0,04%) et le Nasdaq progresser légèrement (+0,11%).
"Les marchés commencent la semaine dans le calme traditionnel d'un lundi estival: de faibles volumes et des indices légèrement dans le vert, sur leur lancée, avant les chiffres de l'inflation US de mercredi", commente Antoine Andreani de la plate-forme d'investissement XTB.
En Europe, des mouvements d'achats de titre s'observaient à Francfort (+0,34%) et Milan (+0,24%).
Paris (+0,16%) revenait dans le vert à l'inverse de Londres (-0,15%).
En Asie, le Nikkei a clôturé en hausse de 2,07% à Tokyo. A Séoul, l'indice phare Kospi a terminé en progression de 0,65%. La Bourse de Taipei a pris 1,59%.
La semaine dernière, plusieurs indices européens (Paris, Francfort, Milan, Madrid) avaient battu des records.
Ils ont été portés par les bons résultats trimestriels des entreprises, une croissance meilleure que prévu en zone euro et la baisse du prix du pétrole avec un énième espoir d'accord de paix entre les États-Unis et l'Iran pour la réouverture du détroit d'Ormuz.
Lundi, les marchés attendent toujours un accord pour un retour à la normale dans le détroit d'Ormuz, voie de transit de 20% de la production mondiale de pétrole.
Le détroit restera verrouillé tant que Washington n'acceptera pas "toutes" les conditions posées par Téhéran, ont prévenu dimanche les Gardiens de la Révolution.
En réponse, le président américain Donald Trump fait monter les pressions sur l'Iran, en parlant de son "inflation galopante" et de son économie en "très mauvais état".
Vers 14h00, le Brent de la mer du Nord, référence en Europe, remontait plus franchement qu'en début de séance en Europe (+1,51% à 84,81 dollars le baril). Le WTI américain suivait la même tendance (+1,68% à 79,49 dollars).
"Une nouvelle baisse soulagerait les marchés", souligne l'analyste John Plassard de Cité Gestion.
Une baisse des prix du pétrole éloignerait les risques d'inflation, et donc les risques d'un relèvement des taux d'intérêt lors des prochaines réunions de la Réserve fédérale et de la Banque centrale européenne (BCE) en septembre.
"Des taux plus bas que prévu rendent l'emprunt moins coûteux et soutiennent les valorisations" boursières, détaille Ipek Ozkardeskaya, analyste pour Swissquote.
"C'est particulièrement vrai aujourd'hui pour les géants de la tech, dont les valorisations reposent sur leurs perspectives de revenus futurs et de plus en plus sur l'endettement", ajoute-t-elle.
Inflation et taux
"Cette semaine, toute l'attention se concentrera sur l'inflation américaine avec la publication des prix à la consommation mercredi, des prix à la production jeudi et des ventes au détail vendredi", rappelle John Plassard.
Vendredi, les Bourses mondiales avaient atteint des sommets également grâce... aux mauvais chiffres du marché du travail américain, en recul de 23'000 emplois en juillet.
Cette mauvaise nouvelle pour les salariés en est une bonne sur le front de la lutte contre l'inflation.
"Les personnes qui perdent leur emploi et celles dont les salaires augmentent plus lentement seront tentées de dépenser moins" ce qui permettra "d'atténuer les pressions inflationnistes et aiderait la Réserve fédérale (Fed)" à ne pas devoir augmenter ses taux, résume Ipek Ozkardeskaya.
"La probabilité implicite d'une hausse des taux" directeurs en septembre "est passée d'environ 55% à 40% immédiatement après la publication du rapport", rappelle Tiffany Wilding, économiste à PIMCO.
Lundi, les taux d'emprunt à dix ans des États remontaient légèrement en Europe: quasi 3,14% en Allemagne contre 3,13% vendredi, et 3,93% en France contre moins de 3,92% vendredi.
Sur le marché monétaire, le cours du dollar reste presque inchangé lundi, après avoir baissé vendredi, toujours à la suite de la publication de statistiques décevantes sur l'emploi américain.
Vers 14h00, le dollar grappillait 0,08% face à l'euro à 1,155 dollar pour un euro.
afp/cw