14. jan 2026
Description
Zurich (awp) - Malgré un contexte économique difficile, l'année 2025 a été une année solide pour le marché suisse des fusions-acquisitions, affirme une étude du cabinet de conseil KPMG. Pas moins de 502 transactions ont été enregistrées pour un volume d'environ 166,8 milliards de dollars (133,6 milliards de francs), contre 464 transactions et 115,1 milliards de dollars en 2024.
L'année se situe néanmoins légèrement en deçà des attentes des acteurs du marché, précise KPMG dans un communiqué.
La plupart des transactions, au nombre de 84, ont concerné le secteur des télécommunications, des médias et des technologies (TMT), pour un volume total de 9,8 milliards de dollars, "en considérable diminution".
C'est le secteur des produits pharmaceutiques et des sciences de la vie qui, avec 74 transactions, affiche le volume le plus élevé, à hauteur de 53,0 milliards de dollars, contre 59 transactions pour 40,7 milliards l'année antérieure.
Le secteur des biens industriels est lui passé de la première à la troisième place, enregistrant 72 transactions pour un volume de 8,8 milliards de dollars, contre 84 transactions et 24,4 milliards en 2024.
Avec 142 transactions et un volume de 46,2 milliards de dollars, le secteur du capital-investissement a pour sa part à nouveau affiché "un fort dynamisme et reste un élément central du marché suisse des fusions-acquisitions, avec une part de 28%", note l'étude.
Amrize, la vente la plus chère
Les cinq plus grandes transactions de fusion-acquisition de l'année ont représenté environ 69,7 milliards de dollars, soit près de 40% du volume total des transactions. Parmi elles, la transaction la plus importante a été la cession du fabricant américain de matériaux de construction Amrize par le géant zougois Holcim pour 33,7 milliards de dollars.
Suit en deuxième position l'acquisition du spécialiste californien des traitements basés sur l'ARN Avidity Biosciences par le géant pharmaceutique Novartis AG pour 12,0 milliards de dollars, tandis que la fusion des assureurs Baloise et Helvetia, d'une valeur de 10,8 milliards, vient compléter le podium.
Par ailleurs, les entreprises suisses ont continué de se montrer très actives sur le marché international l'an dernier, relève KPMG. Elles ont acquis des entreprises ou des participations étrangères dans 225 cas, "ce qui représente près de la moitié de toutes les transactions".
Au cours de la même période, les acheteurs étrangers n'ont racheté que 133 entreprises ou participations suisses, soit environ un quart de toutes les transactions.
Avec 49 transactions, les opérations purement nationales n'ont elles joué "qu'un rôle mineur". En outre, 95 transactions, soit environ 19%, concernaient des opérations où des entreprises suisses vendaient et des acheteurs étrangers achetaient.
Davantage de prudence en 2026
L'étude souligne que l'IA, la cyber-résilience et la préparation à l'échelle de l'entreprise détermineront davantage le succès des transactions de fusion-acquisition à l'avenir.
Pour 2026, "compte tenu de la situation actuelle des commandes, des perspectives économiques et de la prudence persistante de nombreuses entreprises", KPMG prévoit une augmentation modérée de l'activité de fusion-acquisition, notamment en raison d'une légère augmentation du nombre de transactions impliquant des fonds de capital-investissement.
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