Rente ou capital: répercussions sur les impôts

Les rentes de la caisse de pension sont totalement assujetties à l’impôt sur le revenu. En revanche, le versement du capital n’est imposé qu’une seule fois, est séparé du reste du revenu et imposé à un taux plus bas. 

Le montant des impôts dépendent en premier lieu du montant versé et du lieu de domicile. Le capital versé sera considéré en tant que fortune imposable et le rendement de cette fortune en tant que revenu. C’est pour cette raison qu’à long terme, un versement du capital est plus attractif que la rente sur la plan fiscal, comme le montre ce tableau comparatif:

Le versement du capital est plus attractif à long terme
Situation initiale: capital de la caisse de pension de 500'000 francs.
Le versement du capital est plus attractif à long terme

Prenons un exemple: un célibataire de 65 ans dispose d’un avoir de caisse de pension de 500'000 francs. De cet avoir, il touche une rente de 32'500 francs par an. Avec un taux marginal de 25 %, il devra payer chaque année 8125 francs d’impôts sur le revenu. Par conséquent, il lui reste une rente de 24'375 francs par année.

Au lieu de percevoir une rente, notre retraité de 65 ans peut se faire verser son capital de la caisse de pension et le gérer lui-même. Au moment du versement des 500'000 francs, il devra s’acquitter d’un impôt unique d’environ 37'500 francs selon le canton. Notre retraité investit les 462'500 francs restants et se verse une reste de 28'000 francs par an à partir de ce capital.

De cette manière, après déduction des impôts, son revenu net est comparable à celui qu’il percevrait avec la rente. Il estime qu’il peut compter sur un rendement de 3 % en moyenne par an. En choisissant de consommer son capital, il devra déclarer les intérêts et les dividendes de son capital en tant que revenus.

Le capital qui lui reste à la fin de l’année est considéré en tant que fortune imposable. En ce qui concerne le rendement annuel de 3 % sur ses titres, 1,5 % sont considérés en tant que revenu imposable, les 1,5 % restants représentent les gains sur cours, qui ne sont pas assujettis à l’impôt.

En effectuant un calcul de comparaison, on remarque que le retrait du capital est plus attractif que la rente sur le plan fiscal après 12 ans. Après 20 ans, notre retraité aura payé près de 78'000 francs de moins d’impôts qu’en cas de perception de la rente. 

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