Un bien foncier doit être financièrement supportable

Les frais courants ne doivent pas dépasser ce qu’il peut financièrement supporter.

Le propriétaire remplit en général les critères fixés si les intérêts, l’amortissement et les frais d’entretien ne dépassent pas le tiers du revenu brut régulier.

Les banques ne calculent pas la capacité d’endettement sur la base du taux d’intérêts effectif, mais avec un taux moyen à long terme. Elles veulent ainsi s’assurer que leur client assumera ses engagements même si les taux remontent. La majorité des banques appliquent un taux de 5 % pour le 1er rang et de 6 % en second rang.

Certains organismes de crédit utilisent respectivement un taux de 4,5 % (1er rang) et de 5,5 % (2e rang). Pour les frais d’entretien et les frais accessoires (chauffage, électricité, assurances, taxes, réparations etc.), les banques tablent sur 1 % de la valeur de la propriété (terrain et bâtiment).

Pour calculer la charge supportable, les banques utilisent des critères plus ou moins stricts. Certaines n’incluent pas la totalité des bonus dans le revenu depuis la crise financière. Ou elles examinent la structure du revenu jusque dans le détail. Elles envisagent par exemple le changement ou la perte d’emploi et se demandent si leur client aurait un salaire identique chez un autre employeur.

En présence de jeunes couples, de nombreuses banques déduisent même le revenu de l’épouse, partant de l’idée que l’épouse renoncera à travailler lorsque la famille s’agrandira. Les banques déduisent aussi du revenu les engagements financiers courants résultant de contrats de leasing ou de prêt.

Faites état de tous vos revenus à votre banquier. Certaines enseignes peuvent assimiler le rendement de vos placements à un revenu régulier et tenir compte de l’épargne fiscale qui découlera de l’achat de la maison. Ne faites pas de compromis si la banque refuse de prendre en compte le revenu de votre partenaire, alors que vous ne voulez pas avoir d’enfant. D’autres se laisseront convaincre sur ce point ou un autre.

Comment les établissements de crédit calculent l'accessibilité financière

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