Limites de retrait

L’Etat encourage la propriété du logement en autorisant le retrait anticipé des capitaux du 2e pilier et du pilier 3a ou leur mise en gage.

Les banques les considèrent comme des fonds propres voués à l’achat d’un logement que l’on va occuper soi-même. Si l’on possède déjà son propre logement, il est aussi possible de retirer une partie du capital pour l’affecter à diminuer sa dette hypothécaire.   

Jusqu’à 50 ans, le retrait anticipé de tout le capital de sa caisse de pension est possible. Au-delà, l’assuré ne peut percevoir que le montant qu’il pouvait de retirer de façon anticipée à 50 ans, ou la moitié du capital actuel, selon le montant le plus élevé des deux.

La plupart des caisses de pension admettent un retrait anticipé jusqu’à trois ans avant le premier âge de la retraite possible. Soit à 58 ou 60 ans en général. Un retrait anticipé doit au minimum se monter à 20.000 francs et cinq ans au moins s’écouler entre chaque retrait.

Cinq ans doivent aussi s’écouler entre deux retraits d’un pilier 3a, sans limitation du montant. Toutefois, la plupart des institutions de prévoyance n’acceptent pas de retrait partiel, mais versent le capital disponible sur un compte.

Jusqu’à six mois peuvent s’écouler jusqu’à ce que votre caisse de pension verse le montant de votre retrait anticipé, ce qui peut compromettre le rendez-vous chez le notaire pour signer les actes de transfert du bien. Demandez à votre caisse de vous confirmer par écrit que le capital prévu sera bien versé avant le rendez-vous prévu.

C’est important si vous n’êtes pas en mesure de rassembler autrement les 20 % de fonds propres exigés par la banque et que vous ne pouvez faire le pont en cas de versement tardif.

Une caisse de pension en sous-couverture peut refuser un retrait anticipé destiné à amortir une hypothèque tant que sa situation n’est pas assainie. Mais le règlement de la caisse de pension doit mentionner une telle mesure.

Partager cette page