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Newsletter du 25 juin 2020

Compte rendu bimensuel détaillé de nos experts sur les derniers développements des marchés financiers et prévisions pour les prochaines semaines.

Les thèmes de cette édition:

Actualité des bourses et des marchés

Aux États-Unis, les indicateurs économiques semblent indiquer une reprise rapide: Après l’effondrement économique lié à la crise du Covid-19, plusieurs baromètres conjoncturels laissent augurer un redémarrage de l’économie outre-Atlantique avec une courbe en V. En mai, les chiffres d’affaires du commerce de détail ont affiché une reprise bien plus vigoureuse que prévu (cf. graphique, barres bleues clair). La progression par rapport au mois d’avril a atteint +17,7%, une hausse record depuis 1992. L’indice de conjoncture de la Réserve fédérale de New York (Business Conditions Index) a également progressé plus vite que prévu (courbe grise). Il en va de même pour l’indicateur de perspectives économiques de la Réserve fédérale de Philadelphie (Business Outlook), attendu en terrain négatif et qui affiche une valeur nettement positive (courbe bleue foncé). Même si le niveau d’activité économique reste globalement faible aux États-Unis, la reprise entamée n’en est pas moins impressionnante. De plus, ce type d’évolution en V est important, car il atteste de la résistance de l’économie américaine. Il montre en effet qu’un ralentissement rapide de l’économie peut être suivi d’une reprise tout aussi rapide.

Les données conjoncturelles aux États-Unis affichent une courbe en V
Aux États-Unis, divers indicateurs conjoncturels évoluent selon une courbe en V.
Les données conjoncturelles aux États-Unis affichent une courbe en V

Source: Bloomberg

Les directeurs d’achat de la zone euro reprennent confiance: En décembre, le moral des directeurs d’achat des entreprises de la zone euro s’est fortement amélioré. Selon une première estimation, l’indice des directeurs d’achat de l’institut Markit est passé de 31,9 points en mai à 47,5 points en juin. Les analystes s’attendaient certes à une hausse, mais ils tablaient plutôt sur une valeur de 43,0 points. Tant l’industrie que le secteur des services affichent un net regain d’optimisme. Toutefois, les indicateurs pour la zone euro demeurent en-deçà du seuil de croissance de 50 points. En France, ils sont repassés au-dessus de ce seuil dans les deux secteurs, mais en Allemagne, ils n’ont pas franchi la barre malgré une forte progression.

L’UE prolonge les sanctions économiques à l’encontre de la Russie: Suite à l’enlisement du processus de paix dans l’est de l’Ukraine, l’Union Européenne prolonge d’un semestre ses sanctions économiques à l’encontre de la Russie. En décembre, les restrictions touchant le commerce et les investissements avaient déjà été prolongées jusqu’au 31 juillet, elles devraient donc rester en vigueur jusqu’au 31 janvier 2021. Le coût de ces pénalités pour la Russie devrait d’ores et déjà se chiffrer en centaines de milliards. La conjoncture européenne en subit toutefois aussi les conséquences, car les mesures restrictives rendent difficiles les échanges commerciaux de nombreuses entreprises de l’UE avec la Russie. De surcroît, en représailles, Moscou a bloqué les importations de produits agricoles occidentaux tels que les fruits et la viande. Les sanctions de l’UE ont été mises en place après le crash d’un avion malaisien dans l’est de l’Ukraine en juillet 2014, avec 298 passagers à bord. Selon les enquêteurs occidentaux, l’appareil aurait été abattu par des séparatistes prorusses. Depuis 2014, des troupes du gouvernement combattent les séparatistes soutenus par la Russie dans les régions de Donetsk et Lougansk.

Les exportations japonaises affichent la baisse la plus marquée depuis 10 ans: Le Japon, nation exportatrice, paie un lourd tribut à la crise mondiale du Covid-19. En mai, selon les données gouvernementales, les exportations nippones ont chuté de 28,3% par rapport à avril. C’est le revers le plus sévère depuis la crise financière mondiale de 2008/09. Même les analystes n’avaient pas prévu un recul d’une telle ampleur. Cette détérioration est due essentiellement aux affaires avec les États-Unis: la demande de voitures et de pièces détachées japonaises y a reculé de plus de 70% suite aux mesures de confinement.