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Newsletter du 6 février 2020

Compte rendu bimensuel détaillé de nos experts sur les derniers développements des marchés financiers et prévisions pour les prochaines semaines.

Les thèmes de cette édition:

Actualité des bourses et des marchés

La crise du coronavirus met le cours du pétrole sous pression: La propagation du coronavirus en Chine n’est pas sans conséquences pour le marché du pétrole. En effet, l’épidémie a suscité la crainte d’un brusque ralentissement conjoncturel à l’échelle internationale. Cette incertitude a fait nettement chuter le prix du pétrole, car on redoute à présent une baisse de la demande de l’or noir. Le pétrole Brent, la référence en Europe, est ainsi descendu en dessous de 54 USD le baril, atteignant son niveau le plus bas depuis plus d’un an (cf. graphique). Depuis le début de l’année, la baisse atteint près de 20%. L’évolution future du cours dépendra de l’impact effectif de la crise du coronavirus sur l’économie chinoise et de la réaction de l’OPEP à la baisse des prix. L’OPEP et d’autres pays producteurs ont convenu en décembre déjà d’une réduction de la production.

Chute du prix du pétrole
L’épidémie de coronavirus vient assombrir les perspectives conjoncturelles jusque-là optimistes. Cela met le prix du pétrole sous pression.
Chute du prix du pétrole

Source: Bloomberg

L’industrie suisse toujours en proie à la morosité: En ce début d’année 2020, le moral des directeurs d’achat de l’industrie suisse reste en berne. En janvier, l’indice des directeurs d’achat (PMI) élaboré par Credit Suisse et l’association professionnelle Procure demeurait en dessous du seuil de croissance de 50 points, à 47,8 points. La valeur du mois de décembre, qui était estimée initialement à un peu plus de 50 points et avait fait espérer un retournement de tendance, a finalement été revue à la baisse, à 48,8 points. Le PMI de l’industrie n’a donc pas franchi la barre des 50 points depuis avril 2019. Le secteur des services, en revanche, continue de se montrer optimiste: son PMI affiche une hausse surprenante de 6,0 points à 57,3 points.

L’économie de la zone euro est à la peine: Au quatrième trimestre 2019, la zone euro a enregistré sa plus faible croissance économique de l’année. Selon Eurostat, le produit intérieur brut (PIB) des 19 pays membres n’a gagné que 0,1% par rapport au trimestre précédent. Les analystes avaient tablé sur une hausse de 0,2% en moyenne, alors qu’au troisième trimestre, on escomptait encore une progression de 0,3%. Sur l’ensemble de l’année 2019, le PIB a augmenté de 1,2%.

L’économie américaine affiche une croissance modérée: Même si l’économie américaine a stabilisé son rythme de croissance dernièrement, cela n’aura pas suffi pour atteindre l’objectif fixé par Donald Trump pour l’année 2019. Selon le département du Commerce américain, le produit intérieur brut (PIB) du quatrième trimestre 2019, extrapolé sur l’année entière, a augmenté de 2,1%, soit un rythme de croissance identique à celui de cet été. Pour l’année entière, le PIB américain affiche une croissance de 2,3%, inférieure à l’objectif de 3% fixé par Donald Trump. Visant sa réélection au mois de novembre, celui-ci réclame régulièrement à la Réserve Fédérale (Fed) un assouplissement supplémentaire de sa politique monétaire. Au Forum économique mondial à Davos, il a estimé qu’elle avait relevé les taux trop rapidement et les avait abaissés trop lentement. En janvier, la Fed a laissé les taux directeurs inchangés entre 1,5 et 1,75%. Elle explique ce statu quo par la croissance économique modérée et la situation stable sur le marché du travail.

L’économie nippone sous pression: Selon les données du ministère de l’économie japonais, la production industrielle du pays a chuté de 4% entre octobre et décembre suite au fléchissement de la demande domestique et étrangère. Il s’agit du plus fort recul trimestriel depuis 2013, date de début des relevés statistiques. De plus, le commerce de détail a affiché un chiffre d’affaires en repli de 2,6% en décembre, soit le troisième mois de baisse d’affilée. Le Japon étant le deuxième marché d’exportation pour la Chine, la propagation du coronavirus en Chine pourrait mettre l’économie nippone encore davantage sous pression.