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Règle pour l’épargne: le rendement doit être supérieur à l’inflation

Sur le compte d’épargne, les économies diminuent au lieu d’augmenter. Il vaut donc la peine d’investir son argent intelligemment.

Laurent Neri

Conseiller financier

Quand les banques n’appliquent pas de taux négatifs, elles rémunèrent encore les comptes d’épargne à 0,05% dans le meilleur des cas. Soit 150 francs pour un avoir de 300'000 francs.

Si l’inflation est de 2,5% par exemple, cela équivaudrait à une perte de 7500 francs. Autrement dit, l’inflation gomme non seulement le revenu d’intérêts, mais aussi une partie du capital. Par ailleurs, les impôts viennent encore rogner l’épargne. Les épargnants n’ont donc d’autre choix que de placer astucieusement leur argent, quitte à prendre davantage de risques. Nul besoin d’en avoir peur si l’on s’en tient aux propositions suivantes:

Dividendes

Toute personne tributaire d’un revenu supplémentaire peut investir son argent dans des actions à gros dividendes. Les entreprises suisses, par exemple, distribuent des dividendes relativement élevés – année après année. Ceux-ci sont en général versés même lorsque les cours de Bourse baissent et que les titres perdent provisoirement de la valeur.

ETF

Si investir dans des titres individuels semble trop risqué, on peut couvrir tout un marché avec des ETF peu chers. Beaucoup ignorent que les ETF distribuent eux aussi des dividendes. Ceux-ci sont virés sur le compte du titulaire ou crédités à l’actif du fonds. Quelqu’un ayant par exemple investi 300'000 francs dans un ETF éprouvé basé sur l’indice phare SMI, a gagné une coquette somme. Même entre 2007 et 2016, cela représente plus de 62'000 francs alors que le rendement du dépôt était négatif.

Conseil: 1600 ETF environ sont cotés à la Bourse suisse. Donc comparez les rendements et les coûts. Ou bien faites-vous conseiller par un spécialiste.

Plan d’épargne ETF

Quiconque désire se constituer un patrimoine au fil des années peut aussi alimenter régulièrement un plan d’épargne en ETF. Grâce au faible coût des ETF, l’avoir croît plus vite qu’avec des fonds émanant d’une banque, lesquels sont onéreux et ne réalisent souvent qu’une performance médiocre.