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Comment les investisseurs peuvent contribuer à la réalisation des objectifs climatiques

La conférence de Glasgow sur les changements climatiques n’a pas été à la hauteur des attentes. Découvrez ce que cela signifie pour les investisseurs et où se situent les écueils de l’investissement durable.

Emeric Bruegger

Spécialiste en placements

L’émotion est retombée. Quand la conférence des Nations unies sur le climat (COP26) a pris fin il y a quelques jours, beaucoup ont fait part de leur profonde déception. La désillusion vient notamment des compromis qui ont dû être faits au sujet des efforts de sortie du charbon. L’Inde et la Chine, deux acteurs importants du marché du charbon, se sont opposées à une élimination de ce mode de production énergétique. Et c’est ainsi que dans leur déclaration conjointe, les quelque 200 pays participants ont approuvé uniquement une "réduction" du charbon. La situation de départ était pourtant clairement définie: chaque année, les émissions de gaz à effet de serre, qui ont un impact à long terme sur le climat, sont en augmentation. 

Fiche technique

Investir dans des fonds durables

Cette fiche technique vous explique les atouts des placements durables et les aspects à prendre en compte. 

Il y a six ans déjà, la communauté internationale s’était entendue, dans le cadre de l’accord de Paris, pour maintenir le réchauffement de la planète
en-dessous de 2 degrés par rapport à l’ère
pré-industrielle. L’accord prévoyait également que les pays déploieraient des efforts sérieux pour maintenir le réchauffement sous la barre de 1,5 degré. Mais l’objectif est encore bien loin d’être atteint.

Certaines nations participantes tentent à présent d’accroître la pression sur les entreprises par l’intermédiaire des marchés des capitaux. Le Royaume-Uni a déjà annoncé son intention de contraindre les industries polluantes d’améliorer leur bilan carbone dans le cadre de l’accord de Paris.  

Aux États-Unis, l’autorité de surveillance des marchés, la SEC, travaille à l’élaboration de règles obligeant les entreprises à publier leurs risques en lien avec le climat. Parallèlement, le ministère du travail réfléchit à la possibilité d’investir davantage de capitaux de prévoyance vieillesse dans des fonds à vocation durable.

Injonction à plus de transparence

Qu’est-ce que cela signifie, concrètement, pour les investisseuses et les investisseurs? La pression sur les entreprises va s’accroître: elles devront montrer de manière claire et transparente comment elles comptent adapter leurs activités et leurs portefeuilles pour atteindre l’objectif de zéro émissions (neutralité climatique) d’ici à 2050.

Dans le même temps, les fonds de placement actifs et passifs misant sur la durabilité connaissent un vrai boom. L’an dernier, le volume de ces investissements a de nouveau fortement augmenté. Il n’en demeure pas moins difficile, pour de nombreux investisseurs, de comprendre ce qui se cache derrière les offres actuelles. Les termes "ESG" (Environment, Social, Governance) et "durabilité", par exemple, peuvent être interprétés de façons très différentes.

Il se peut également que de tels attributs soient apposés à certains fonds alors que leur portefeuille est réalité peu axé sur l’amélioration des caractéristiques de durabilité. Une étude de VZ sur le thème des ETF d’actions durables a par ailleurs montré que les indices d’actions classiques, qui ne sont pourtant pas estampillés "durables", pouvaient présenter de très bonnes caractéristiques de durabilité.

Pour les investisseurs désireux d’investir le plus durablement possible, trois points sont par conséquent importants:

Premièrement, la façon dont on répartit ses capitaux entre les différentes catégories de placements. Cette répartition influe non seulement sur les caractéristiques de risque et de rendement d’un portefeuille, mais aussi sur celles en lien avec la durabilité.

Deuxièmement, lorsque l’on choisit un fonds durable, il ne faut pas se fier uniquement à l’appellation. Les investisseurs doivent s’intéresser au produit en lui-même et au concept de durabilité dont ils se réclame.

Troisièmement, les investisseurs doivent avoir conscience de l’influence qu’exerce la stratégie de durabilité appliquée sur certains paramètres (p. ex. les pondérations des secteurs) par rapport à la stratégie classique, et comment elle modifie les caractéristiques de risque et de rendement du fonds.

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