Caisse de pension

Avec une prévoyance complémentaire, les PME économisent beaucoup d’impôts

Les propriétaires d’entreprises manquent l’occasion de réaliser d’énormes économies d’impôts s’ils n’exploitent pas pleinement le potentiel de rachat prévu dans le règlement de leur caisse de pension. Il est pourtant simple de mieux exploiter le cadre légal.

Joël Batista

Spécialiste en caisses de pension

De nombreux entrepreneurs optimisent la prévoyance de leur entreprise en mettant en place une prévoyance complémentaire. À juste titre, car une telle solution leur permet d’assurer une plus grande part de leur salaire et de fixer eux-mêmes l’ampleur des cotisations d’épargnes annuelles.

En optimisant fiscalement le montant de leurs cotisations d’épargne, ils peuvent souvent accroître leur potentiel de rachat de plusieurs centaines de milliers de francs. Mais ce potentiel est-il pour autant utilisé? D’après une analyse de VZ réalisée auprès de plusieurs centaines d’assurés, jusque peu avant la retraite, seul un cinquième d’entre eux exploite totalement son potentiel de rachat dans la caisse de pension. Un quart environ effectue ente 25 et 75% du rachat maximal, tandis qu’un tiers n’effectue aucun rachat (cf. graphique).

En omettant les rachats, les assurés se privent d’importantes économies fiscales. À titre d’exemple: un entrepreneur gagne 140'000 francs par an. Son plan de prévoyance actuel n’assure que le salaire annuel LPP, et la part d’épargne est de 18%. S’il assure à présent la totalité de son salaire et accroît ses cotisations d’épargne à 20% (le maximum légal est de 25%), ses cotisations d’épargne annuelles passeront de 11'000 à 23'000 francs (cf. graphique).

De nombreux entrepreneurs n’ont pas suffisamment conscience de ces avantages. Soit cela ne fait pas partie de leurs priorités, soit ils ne souhaitent pas bloquer leur argent dans leur caisse de pension. Mais pour beaucoup, l’explication est plus simple: ils se penchent trop tard sur la question. 

C’est une erreur, car dans la prévoyance professionnelle, certaines échéances ne sont pas négociables. Quiconque souhaite par exemple percevoir tout ou partie de ses avoirs de prévoyance sous forme de capital ne peut plus effectuer de rachats au cours des trois années qui précèdent son départ à la retraite. Dans le cas contraire, il faudra payer les impôts économisés grâce au rachat.

D’où ce conseil: exploitez votre potentiel de rachat en temps et en heure. Avec une prévoyance complémentaire, vous vous assurez en outre une plus grande marge de manœuvre pour retirer vos avoirs de manière échelonnée, et selon le canton, cela peut vous faire économiser beaucoup d’impôts sur la fortune. D’autre part, contrairement à la prévoyance de base, la prévoyance complémentaire laisse aux assurés le choix de la stratégie de placement pour leur épargne. En fonction de votre capacité et de votre disposition au risque, vous pouvez opter soit pour une stratégie conservatrice garante d’une sécurité maximale, soit pour une stratégie privilégiant les actions afin d’améliorer vos perspectives de rendement.

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