Maisons de retraite et établissements médico-sociaux

En émigrant à l’étranger, nul ne pense qu’il pourrait un jour dépendre de l’aide d’un tiers.

Personne ne peut malheureusement partir du principe qu’il jouira d’une santé excellente jusqu’à un âge très avancé et qu’il conservera toute son autonomie. Les maisons de retraite et les établissements médico-sociaux locaux ne sont pas forcément ouverts aux étrangers.

Par ailleurs, les institutions étrangères ne répondent pas toujours à nos exigences et à nos attentes. Il conviendra donc de s’informer en temps voulu, s’il est possible d’être admis, depuis l’étranger, dans une maison de retraite ou un établissement médico-social en Suisse. Dans certaines circonstances, il est parfois préférable de s’y inscrire avant de partir.

Coûts moyens des maisons de retraite et des maisons de soins infirmiers (2015)
Coûts moyens des maisons de retraite et des maisons de soins infirmiers (2015)

Économiser en prévision vaut la peine

Afin de couvrir les coûts d’une éventuelle dépendance, plusieurs caisses-maladies proposent des assurances complémentaires. Celles-ci sont cependant très onéreuses et peu transparentes. De plus, les prestations ne sont généralement versées que deux ans après le début de la dépendance. Il est donc plus judicieux de se constituer une prévoyance privée. 

 Par exemple, en mettant de côté 500 francs tous les mois après la retraite, on épargne 120'000 francs en 20 ans. Et en plaçant ce montant dans un dépôt de titres mixtes avec un rendement de 4 %, on disposera de plus de 183'000 francs. 

Les donations ne sont pas la panacée

Au vu des frais de soins élevés, on peut songer à donner tôt une partie de sa fortune à ses descendants afin que le capital épargné ne soit pas entièrement consommé si l’on devient dépendant. Or, lors du calcul du droit aux prestations complémentaires, les donations, même anciennes, sont prises en compte. Actuellement, une franchise de 10'000 francs par an s’applique.

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