Amortir ou pas: étude d'un cas

Une réduction de l’hypothèque peut limiter la marge de manœuvre financière de l’assuré à la retraite.

Une hypothèque d’un montant de 300'000 francs à 4 % pèse sur le poste logement d’un couple de propriétaires. Une assurance-vie de 200'000 francs vient à échéance au moment de la retraite. Si le couple utilise ce capital pour rembourser son hypothèque, la charge des intérêts hypothécaires passera certes de 12'000 francs à 4'000 francs. Mais le couple devra toutefois payer 2'000 francs d’impôts de plus sur son revenu.

Si le couple conserve son hypothèque et investit les 200'000 francs en obligations et en actions, il réalisera un rendement net à long terme de 4 %, soit 8'000 francs annuels. Par ailleurs, il pourra continuer à déduire les 12'000 francs d’intérêts hypothécaires de son revenu imposable. En fin de compte, placer le capital de l’assurance-vie paraît préférable. Chaque année, le logement coûterait 2'000 francs de moins que dans le cas de l’amortissement hypothécaire.

Une réduction de l’hypothèque peut limiter la marge de manœuvre financière de l’assuré à la retraite. A cet âge, il devient en effet difficile de souscrire une nouvelle hypothèque ou d’en augmenter le montant, que ce soit pour financer un grand voyage ou pour accorder une avance d’hoirie aux enfants.

Comme les revenus diminuent, les intérêts hypothécaires sont souvent plus difficiles à supporter par les retraités, ce qui conduit les banques à refuser toute augmentation de l’hypothèque. De manière générale, l’hypothèque est considérée comme financièrement viable lorsque les frais courants (intérêts hypothécaires, frais d’entretien et amortissements) ne représentent pas plus d’un tiers du revenu global du retraité.

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