Quand l'endettement vaut la peine

Pour simplifier, il vaut la peine de s’endetter plus que nécessaire si le capital peut être investi avec un rendement supérieur au coût de l’hypothèque.

La fiscalité joue ici un rôle important. Elle réduit le coût de l’endettement, mais peut également réduire la rentabilité d’un placement financier.

Il est essentiel à ce sujet de considérer le taux d’imposition marginal. Ce taux indique le degré d’imposition d’un franc supplémentaire de revenu, ou encore, il indique de combien la facture d’impôt est réduite pour chaque franc de revenu en moins.

Si le taux marginal d’imposition est de 25 %, 25 centimes vont au fisc pour chaque franc supplémentaire gagné. Pour chaque franc déductible, on économise en revanche 25 centimes d’impôts. Pour un revenu élevé, le taux marginal d’imposition peut dépasser 40 % selon le domicile.

Une hypothèque à 3,5 % par exemple coûte réellement 2,35 % si l’on considère l’épargne fiscale qu’elle induit, avec un taux marginal d’imposition de 33 %. Si on a investi en 2010 dans des emprunts de la Confédération à 10 ans, on perçoit jusqu’à l’échéance un rendement annuel de 2 % sur le montant investi.

Comme une grande partie de ce rendement entre dans le revenu imposable, la rentabilité nette après impôts, avec un taux marginal d’imposition de 33 %, avoisine 1,3 %. Une hypothèque plus élevée n’est pas justifiée dans ce cas-là. 

Lorsque vous comparez le coût net de l’hypothèque et le revenu net d’un placement, gardez en tête que plus le rendement du placement est haut, plus le risque est élevé. Bloquez votre hypothèque pour une durée identique à celle de votre placement. Vous vous protégez ainsi contre une éventuelle hausse des taux d’intérêts qui pourrait fausser votre calcul.

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